13 décembre 2011

LE JARDIN DES DELICES ou la Fête des métamorphoses

 


LE JARDIN DES DELICES ou LA FÊTE DES METAMORPHOSES

 

« J’ai entendu dire au loin que l’inintelligible était une manifestation de l’inintelligence, celle-ci ne recherchant que ce qu’elle possède déjà, ce qui l’empêche de faire de nouvelles découvertes »

NOVALIS


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Fermée, l’œuvre de Bosch – réduite au format diptyque - représente en grisaille la naissance du monde. Une cosmogonie très distinctement développée sur le mode antique. Nous sommes au moment précis où libérée du brouillard originel – « l’ed » –  la terre, sous l’aspect d’une colline primitive, émerge du milieu aquatique matriciel. Bosch représente cet instant où la Nature atteint son second souffle après le long bouillonnement de l’œuvre au sein du creuset. La force tranquille des éléments parachève cette lente incubation naturelle qui verra émerger peu à peu les unes des autres toutes sortes de figures minérales, végétales et animales. Certaines formes au premier plan évoquent déjà par leur aspect les étranges édifices du fond du panneau central situé à l’intérieur de l’œuvre. Cette perspective aérienne – très léonardesque – nous montre l’envers du décor. L’ébauche de la scène qui se jouera pour les siècles des siècles à venir, et représentée à l’intérieur de cette œuvre au format triptyque. Rompant avec la vision acceptée et défendue par l’Eglise d’une Genèse se développant par paliers successifs et statiques, Bosch a recours à une cosmogonie abandonnée depuis longtemps : « l’orbis » de la philosophie archaïque de la Nature, qui flotte tel un disque à l’intérieur de la sphère. Bosch nous offre à voir en guise de prologue le fondement de cette théosophie : l’éternel matin de la Création.

Au-dessus de cette « sphère incubatrice », apparait sur la gauche dans une percée nuageuse une figure en majesté (dans la posture dite du philosophe assis) avec comme attributs identitaires une tiare pontificale sur la tête, une médaille ou un sceau en pendentif et un livre tenu ouvert à main gauche.

 

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Si discret – « au-dessus de la mêlée » – soit-il, dans cette nuée, ce personnage est détenteur d’un message à notre attention. Le doigt pointé vers le haut témoigne de l'importance de ce message et de l’assurance de son messager. Historiquement, le doigt pointé vers le ciel signifie que l'on est investi d'une « mission divine ». Le livre ouvert tenu à main gauche rappelle les tables de la loi telles que figurées dans les représentations canoniques de Moïse descendant du mont Sinaï. Ce personnage à la force tranquille pourrait bien être le roi Salomon incarnant la Sagesse. L’instrument du Démiurge. On retrouve d’ailleurs ce personnage et sa tiare pontificale chez Bosch de façon assez récurrente. Dans la Tentation de Saint-Antoine et dans l’Adoration des mages par exemple. Le livre ouvert symbolise le livre de la Sagesse. Le roi Salomon représente le Logos. D’ailleurs, dans le prolongement de cette percée céleste, suivant une oblique droite, une trouée dans les nuages les plus chargés du volet de droite laisse filtrer un rai de lumière. Fiat Lux. La lumière fait place aux ténèbres. L’ordre succède au chaos originel. L’œuvre nait du chaos primitif.

Au-dessus de cette « boule de cristal », également répartie sur les deux volets, se trouve encore cette inscription autographe (?) tout droit extraite du Psaume 33 : Ipse dixit et facta sunt. Ipse mandavit et creata sunt. Suivant la pensée aristotélicienne, Ipse serait « l’être pensant ». D’où cette traduction possible : L’être pensant l’a verbalisé et le grand œuvre a été accompli. Lui-même l’a commandité et les créatures ont été façonnées. Et le Psaume 33 de poursuivre : Du haut des Cieux, l’Eternel regarde. Il voit tous les fils d’Adam. D’où il est, il observe tous les habitants de la Terre. Lui seul peut lire dans leurs cœurs. Il discerne tous leurs actes.

 

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Ouverte, l’œuvre de Bosch – développée au format triptyque – propose cette lecture qu’autorise un examen rapide et adoptée par la plupart des commentateurs : Volet gauche, le Jardin d’Eden.

 

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 Volet droit, l’Enfer qui menace les pêcheurs.

 

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Au centre, le Paradis Originel où l’Homme après la faute doit choisir entre le Bien et le Mal.

 

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Pourtant, un examen un peu plus approfondi nous interroge sur le manque de cohérence spatiotemporelle du thème traité par Bosch et par la même sur la pseudo-continuité de cette lecture de gauche à droite qui nous est « naturellement » proposée.

 

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D’une part, il est quelque peu étonnant de trouver entre le Jardin d’Eden et l’Enfer une telle apologie de l’hédonisme, une telle déclinaison – polymorphe et débridée – du plaisir. Le plaisir des sens sous toutes ses coutures. Là où en fait on s’attendrait à trouver l’illustration plus nuancée – voire manichéenne – d’un comportement humain balancé entre le Bien et le Mal. Un étalage du comportement humain où scènes pieuses et scènes vénielles, voire pour certaines mortelles, au mieux s’opposeraient et au pire se chevaucheraient. D’autre part, il est surprenant de constater que s’il y a bien une pseudo-continuité spatiale, topographique, stylistique et colorimétrique entre le volet de gauche et le panneau central, le volet de droite quant à lui tombe ici un peu comme un cheveu sur la soupe. Contraste stylistique et colorimétrique complet. Mais aussi rupture spatiale et topographique. Certes il pourrait s’agir ici de la projection de la menace de l’Enfer promis aux infidèles et brandie par la Sainte Inquisition. Telle une palissade sur laquelle se trouverait placardée et fustigée l’image du Mal dans ses œuvres les plus perverses. Mais c’est là que se pose le paradoxe. Rien ne nous autorise à croire que ce triptyque pouvait être destiné à un quelconque retable d’église. Trop de nudité apparente. Trop d’inconvenance vis-à-vis de l’orthodoxie. Trop d’effusion vis-à-vis du dogmatisme. Des hommes, des femmes, des blancs, des noirs – nus comme des vers – mélangés au sens propre comme au figuré, traités sur un même pied d’égalité, sans distinction ni de sexe, ni de classe, ni de condition. Un « échangisme » manifeste. Un libertinage affranchi et ouvert... Inconcevable en cette époque ô combien trouble de chasse aux sorcières.

 

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Alors germe cette incroyable idée : la lecture de ce triptyque ne devrait-elle pas plutôt se faire de gauche à droite ? Lecture inversée qui nous permettrait peut-être de recouvrer une cohérence spatiotemporelle au sujet traité par Bosch… Le volet droit ne serait plus une scène de l’Enfer, mais l’enfer de notre condition humaine. Un authentique manifeste du comportement humain perverti et corrompu dans notre basse existence sur cette Terre. Le panneau central deviendrait alors le lieu de la métamorphose. Un « happening ». Un événement. La Fête des métamorphoses d’inspiration pythagoricienne devenue réalité. La Fontaine de Jouvence en arrière-plan apparait alors très distinctement comme l’élément central de cette célébration. Autour d’elle, dans un mouvement de ballet perpétuel, s’articule la nébuleuse humaine, animale et hybride dans tous ses états. Le volet de gauche n’est plus non plus la représentation du Jardin d’Eden originel, mais celle du Retour aux sources. Aux sources de l’antique civilisation égyptienne. Retour aux sources du Nil donc, matérialisé d’une part – sur la gauche – par cet arbre de Vie aux allures de dragonnier (référence explicite faite à la Fuite en Egypte de Dürer) et un peu plus haut sur la droite par cet élément de paysage anthropomorphique : profil arcimboldesque aux allures de Vieux (Sage) de la Montagne. Au sommet de son crâne, en guise de couvre-chef, s’élève un autre arbre mythique : l’arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. Mais cet arbre autour duquel s’enroule un serpent, évoque aussi la forme symbolique du caducée. Attribut d’Hermès. Hermès trismégiste. Le messager des dieux. Le passeur d’âme. Le guide de l’initiation sacrée. Le maître des métamorphoses. Eh puis, cette idée de lecture inversée se transforme dans notre esprit encore bouillonnant en inversion matérielle pure et simple. Inversion physique, structurelle, des deux volets latéraux. Une inversion sciemment réalisée pour brouiller les pistes de ce manifeste originellement impie, sacrilège et blasphématoire. Le manifeste des Hommes de l’Intelligence, disciples du Libre-Esprit et de la Dévotion moderne, ou bien encore de cette variante espagnole, les Alumbrados. Résurgence tardive des anciens cultes gnostiques. De la gnose des adorateurs de la déesse-Mère, alias Alma Mater. Et cette simple inversion structurelle aurait ainsi réussi – ou presque – mine de rien, à enfermer ce triptyque pendant près de cinq siècles – un demi-millénaire – dans la camisole de force d’un ascétisme théologal et moral en parfait accord avec l’orthodoxie en vigueur. En bref, à imposer d’un simple tour de passe-passe une lecture inversée politiquement correcte !

 

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Il est à présent l’heure de prendre nous aussi notre second souffle après cette incroyable « rétroversion ». Observons le triptyque ainsi recomposé. Force est de constater que l’œuvre de Bosch retrouve sa cohérence spatiotemporelle originelle. Une parfaite continuité de lecture de gauche à droite nous est maintenant « artificiellement » proposée. Nous ne nous attarderons pas à décrypter chaque « scénette » l’une après l’autre. D’autres s’y sont attelés avant nous. Et même si aucun d’entre eux détenaient les clefs de ce triptyque inversé, leur remarquable travail de « cryptanalyse » a tout de même contribué à rétablir une grammaire boschienne très proche de la vérité historique. Nous citerons entre autres Wilhelm Fraenger, Jacques van Lennep, Charles Prost, Frédéric Elsig et plus récemment Annick Drevet-Tvermoès, pour ce qui est des plus perspicaces. Pour faire concis, deux niveaux de lecture possibles. D’une part l’iconographie dite alchimique, plus largement qualifiée d’hermétique (incluant le registre de la langue des oiseaux). D’autre part le modus operandi chamanique (incluant l’ingestion de champignons et autres substances hallucinogènes).Ces deux niveaux, symbolique et gestuel, servant de base rituelle au cérémonial adamite. Le culte d’Adam compte parmi les signes caractéristiques du début de la Renaissance. Une synthèse s’était alors opérée dans le vieil héritage platonicien, augustinien, néo-pythagoricien et gnostique. Elle avait donné naissance à toute une philosophie ou « théosophie » qui voyait dans « l’Homme originel » le symbole d’un renouveau intérieur et de l’accession de l’homme à une humanité pure et libre. Cette nouvelle vision de « l’Homme originel » avait trouvé son expression la plus magnifique chez les contemporains méditerranéens de Bosch, au sein de l’Académie néoplatonicienne de Florence dont furent notamment Marsile Ficin et Pic de la Mirandole… mais aussi Leonard de Vinci. Adam – situé entre l’animalité et la divinité – est le Protée de la métamorphose universelle. Groupés en communautés ésotériques organisées un peu comme des loges, les Hommes de l’Intelligence, disciples du Libre-Esprit et de la Dévotion moderne, ou bien encore de cette variante espagnole, les Alumbrados, étaient ainsi adeptes d’une gnose singulière, croisement entre l’Eros platonicien et l’agape johannique. Ils se considéraient tous comme les «  Fils d’Adam », unis par des liens de parenté effectifs. Les femmes pénétraient dans ces cercles en partenaires égales, enfin libérées de la condition d’infériorité et de l’étiquette de « portes de Satan » auxquelles les avait condamné l’Eglise. Selon le mythe platonicien, « l’Homme originel » unit en lui, en une pure unité androgyne, le principe « solaire » (céleste) masculin et le principe « chtonien » (terrestre) féminin. La part spirituelle divine de l’Homme a conservé la faculté de retourner à la lumière grâce à la « réincorporation » du principe chtonien perdu : la femme. Le volet de droite du triptyque de Bosch en est l’exacte représentation.

 

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L’amour entre les sexes devient ainsi un « mystère » gnostique. Un modus specialis qui se distingue nettement de l’acte animal ordinaire de copulation et qui « n’offense » nullement la nature intitulé « amour angélique » ou « voie ascendante » (acclivité), ou bien encore « joie du Paradis ». Les enfants d’Adam qui peuplent le panneau central du triptyque de Bosch doivent être compris dans un tel sens de retour à la pureté originelle de l’Homme. Au cœur de cette Fête des métamorphoses, une véritable symbiose semble s’être opérée entre ces adamites et les différentes plantes, au point que nous pouvons parler d’une « humanité végétale » qui tendrait à retrouver l’innocence sexuelle  des végétaux. Hommes et femmes semblent avoir poussé là comme autant de fleurs ou de champignons dans une vaste prairie. L’emblème de cet univers orphique naturiste, libre et sans tabou, est d’ailleurs vraisemblablement, plein centre, ce papillon (petite-tortue) butinant un chardon-marie aux allures de totem.

 

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Si force est de constater que l’œuvre de Bosch retrouve, ainsi recomposée, sa cohérence spatiotemporelle originelle et qu’une parfaite continuité de lecture de gauche à droite nous est maintenant « artificiellement » proposée. Il y a bien à présent une réelle continuité spatiale, topographique, stylistique et colorimétrique non seulement entre le panneau central et le volet droit, mais également entre ce dernier et le volet de gauche. Plus subtile encore, le volet gauche, le panneau central et le volet droit s’interpénètrent par strates picturales successives, de telle sorte que l’action se prolonge au-delà des marges des deux volets latéraux jusque dans le panneau central, et vice versa. Les deux volets latéraux et le panneau central se comportent comme des vases communicants dont il nous serait donné d’observer le mouvement brownien de ses « particules élémentaires ». Un mouvement perpétuel, aléatoire avec ses multiples turbulences, mais néanmoins canalisé par un courant circulaire (ou plus largement spiroïdal), lévogyre, articulé autour de la Fontaine de Jouvence du panneau central. De telle sorte que le message théosophique est clair. Même si notre monde est un monde de dépravation, perverti et corrompu, nul n’y est banni ou condamné. La doctrine de l’Apokatastasis ou « Rédemption universelle » énoncée tout d’abord par Origène au troisième siècle et reprise par Jean Scot Erigène au neuvième siècle, est ici très explicitement illustrée et exprimée : « Tous les chrétiens, les juifs, les païens et même le Diable seront sauvés et ramenés à Dieu ». Idem pour les chevaliers errants, les moines paillards, les musiciens de rue, les saltimbanques, les bonimenteurs, les escamoteurs, les joueurs et autres suppôts de Satan détaillés dans le volet de gauche : tous seront sauvés et ramenés à Dieu !

 

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Mais l’Eglise rejetait formellement cette doctrine. D’où le subterfuge d’inversion des volets latéraux adopté pour couper le fil conducteur de cette hétérodoxie… et brouiller un peu plus les pistes d’une lecture désormais réservée à une poignée de grands initiés, seuls.

 

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Extrait de La Perspective comme forme symbolique d'Erwin Panofsky

 

 

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 Le roi Salomon (= Macrocosme)


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Pentagramme (= Microcosme)

Extrapolation de la perspective leonardienne

 

À présent dument recomposée et rebaptisée – La Fête des métamorphoses – cette œuvre de Bosch exprime avec une force que nous ne rencontrons dans aucune œuvre d’art de la Renaissance méditerranéenne l’héritage orphico-pythagoricien de l’antique philosophie de la Nature. Rebondissant sur l’hypothèse déjà émise par Wilhelm Fraenger de l’existence d’un mystérieux « maître à penser » – sorte de prêtre-médecin ou chaman – qui aurait initié Bosch à la science de la Nature. Et nous appuyant sur cette récente analyse de la Tentation de Saint-Antoine que nous annoncions peinte à quatre mains par le maître florentin et son élève flamand. Nous affirmons que ce polyptique de Bosch rebaptisé la Fête des métamorphoses est également le fruit d’une réflexion croisée entre les deux grands maîtres du cinquecento. Le Retour aux sources ou la Fête des métamorphoses, plante le décor naturel de cette théosophie archaïque de la déesse-Mère. Gioconda, reine d’Egypte est la déesse-Mère. La couverture d’un ouvrage récent « Le musée philosophique » de Martine Laffon publié aux éditions Milan nous offre même cet extraordinaire phénomène de « synchronicité » : la superposition de ces deux chefs-d’œuvre.

 

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Et ça fonctionne divinement bien ! Eh comment ! Puisque l’on peut ainsi y voir Gioconda, sous les traits de la déesse-Mère de l’Egypte antique la grande Isis et plus loin encore Neith, déesse primordiale androgyne du delta du Nil sur fond de Fête des métamorphoses…

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Isis d'après la description d'Apulée

A.Kircher, 1652

 

 

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 Article de Xavier de Harlay,

 exclusivité Exp'Art Consulting - Automne 2011

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

Wilhelm Fraenger, Le Royaume millénaire de Jérôme Bosch.

Jacques van Lennep, Alchimie.

Charles Prost, Les Chardons et la petite tortue.

Frédéric Elsig, Jheronimus Bosch : la question de la chronologie.

Annick Drevet-Tvermoès, Etats modifiés de conscience, art et rêve : le jardin des délices de Jérôme Bosch.

 

« J’ai entendu dire au loin que l’inintelligible était une manifestation de l’inintelligence, celle-ci ne recherchant que ce qu’elle possède déjà, ce qui l’empêche de faire de nouvelles découvertes »

NOVALIS

 


LE JARDIN DES DELICES ou LA FÊTE DES METAMORPHOSES