19 mars 2007

LE TEMPS DES CATHEDRALES (3)

 

 

Chassériau - L'enfant & la poupée - Sceaux de Salomon.jpg

  

ou

L'ALCHIMIE INTERIEURE SELON THEODORE CHASSERIAU

 

 

   Enfin franchie la troisième et dernière marche de ce parcours initiatique, il nous est à présent possible de rapprocher la géométrie cachée de cette représentation canonique, inspirée de la statuaire antique, de celle qui sous-tend l’extraordinaire verticalité … de nos cathédrales gothiques ! En effet, comment ne pas évoquer à cet instant l’architectonique de la plus célèbre et de la plus mystérieuse d’entre toutes : Notre-Dame de Paris ! Et comment ne pas y associer le chef d’œuvre littéraire de  Victor Hugo, qui fut le chef de file du Romantisme français des années 1830 ! Il y a l’âme d’une Egyptienne dans cette enfant immortalisée par Théodore Chassériau : quelque chose en elle d’une Esméralda ! (que le projet initial - soit dit en passant - révèle de façon beaucoup plus marquée : cf. radiographie). 

   Et le cercle à présent  se referme : ce portrait est bel et bien un chef-d’œuvre de conception né de l’esprit précoce d’un jeune peintre prodige tout juste âgé de 17 ans ! Sa démarche était bien à la hauteur de son ambition : égaler le grand maître florentin du quattrocento et laisser à la postérité une authentique Icône romantique,  sur le mode mnémonique des anciens. 

   Sûr de son Grand Œuvre accompli, Théodore Chassériau signa sa toile de son nom et de son prénom libellé en toutes lettres (ce qu’il fit excessivement rarement sur les portraits qu’il réalisa par la suite, preuve de l’importance affective et spirituelle qu’il accorda à ce travail).

 

FIN de l'article

 

     Article de Xavier de Harlay, exclusivité Exp'Art Consulting - Automne 2006

 

 

 

 

 

 

   

 

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